Citigroup annonce 647 milliards de dollars de finance durable depuis 2020
Citigroup a engagé 647,2 milliards de dollars dans la finance durable depuis 2020, dont 91,3 milliards de dollars en 2025, selon son dernier rapport de durabilité.
La banque a atteint 75 % de ses objectifs de durabilité opérationnelle fixés pour 2025. Elle a également établi deux nouveaux objectifs pour 2030 visant à réduire sa consommation d'énergie et ses émissions opérationnelles, en utilisant 2025 comme base de référence.
Objectifs de financement et impact
L'institution vise un objectif de 1 billion de dollars en finance durable et prévoit d'atteindre des émissions nettes nulles pour ses portefeuilles de scopes 1 et 2 d'ici la fin de la décennie, ainsi qu'un objectif de zéro émission financée d'ici 2050.
Le rapport, publié le 21 juillet, estime que les engagements de financement durable ont permis d'éviter 8,8 millions de tonnes métriques d'émissions de gaz à effet de serre grâce à des investissements dans les énergies renouvelables, le logement vert abordable et l'efficacité énergétique, tout en soutenant plus de 4,4 millions d'emplois.
- Engagements 2025 : 62 % des fonds (56,6 milliards $) ont été investis à l'international et 38 % (34,7 milliards $) en Amérique du Nord.
- Objectif de 1 billion $ : 56 % (363,8 milliards $) ont été alloués à des projets internationaux et 44 % (283,3 milliards $) à des projets en Amérique du Nord sur les six dernières années.
Résultats opérationnels et défis
Citi a atteint six de ses huit objectifs liés aux émissions, à l'énergie, à l'eau, aux déchets et à l'empreinte des bâtiments par rapport aux bases de référence de 2010. La banque a réduit ses émissions de scope 1 et 2 de 58 %, dépassant son objectif de 45 %.
Parmi les autres résultats figurent :
- Une réduction de 43 % de la consommation d'énergie (objectif de 40 %).
- Une réduction de 43 % de la consommation d'eau (objectif de 30 %).
- Une réduction de 68 % des déchets totaux (objectif de 50 %).
- 64 % de la surface au sol certifiée LEED ou WELL (objectif de 40 %).
Certains objectifs n'ont pas été atteints : seulement 49 % des déchets ont été détournés des décharges (contre 50 %) et seulement 11 % de la consommation d'eau provient de sources recyclées ou réutilisées (contre un objectif de 25 %). La banque attribue l'échec de l'objectif sur l'eau aux infrastructures limitées et la difficulté de moderniser les systèmes, tandis que pour les déchets, elle cite le manque de données et d'infrastructures de recyclage dans certains pays.
