La CAQ critiquée pour ses contrats avec l'organisme Mission Leadership Québec
L'octroi de contrats par la Coalition Avenir Québec (CAQ) à l'organisme Mission Leadership Québec (MLQ) suscite des critiques de la part des chefs péquiste et conservateur. MLQ, qui se présente comme un organisme sans but lucratif neutre, sollicite des dons pour promouvoir « l’unité canadienne au Québec » et faire contrepoids à la montée de l’indépendance.
Une partie des revenus générés par les mandats rémunérés de MLQ pour la CAQ sert à financer des ressources dédiées à son projet de promotion du fédéralisme. Parmi les administrateurs de l'organisme figurent des proches de la ministre fédérale Mélanie Joly et de l'ancien premier ministre Jean Charest.
La ministre Christine Fréchette a déclaré être « à l'aise » avec cette relation, précisant que la CAQ a conclu un contrat pour organiser deux assemblées publiques. Le parti assure que ces coûts seront comptabilisés dans les dépenses électorales. Toutefois, la formation avait précédemment indiqué faire « régulièrement affaire » avec MLQ, notamment pour des sondages.
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois, a comparé la situation au scandale d'Option Canada et a interrogé l'origine des fonds :
« S’il y a eu deux petits contrats en provenance de la CAQ qui financent un organisme qui fait du porte-à-porte avec des gens payés pour promouvoir le fédéralisme, qui finance ça ? D’où vient l’argent ? Parce que ça sent mauvais »
Le chef conservateur Éric Duhaime a également exprimé son indignation, affirmant qu'un parti politique ne finance normalement pas des organisations. Il a qualifié la ministre Fréchette de « succursale » du Parti libéral du Canada.

